2009, année de bascule historique pour les médias

, par Michel Guillou

Médiapocalypse ou médiamorphoses ?

Telle est la question que pose Éric Scherer, dans son nouveau cahier sur AFP-Mediawatch à propos des nouveaux défis qui s’offrent aux médias, dont la survie de beaucoup est déjà en jeu...

Les médias numériques dits « pure players » parce que nés avec et de l’Internet, nous proposent déjà une information différente, décalée, toujours en recherche d’interactivité critique, mêlant adroitement l’écrit, le son, l’image et la vidéo.

En France, Mediapart et Rue89, dont les directeurs Edwy Plenel et Laurent Mauriac étaient présents sur la table ronde du 1er avril mais d’autres encore, avec des modèles économiques différents, sont de ces pionniers-là. Il n’est pas un seul de leurs journalistes qui n’ait son blog, qui ne relaie pas l’informations sur Facebook ou sur Twitter, nouvelle coqueluche incontournable de ceux qui ont quelque chose à dire, y compris bien sûr les hommes politiques qui s’engagent résolument dans la désintermédiation.

Les médias traditionnels, dont sont pourtant issus la plupart de ces journalistes, sont de fait martyrisés, délaissés, ignorés voire méprisés. Tout le montre, on se méfie d’eux, on croit qu’ils mentent... Presse écrite et télévision sont gravement menacées... Seule la radio reste prisée des jeunes et ne s’en sort pas trop mal.

Tous convaincus que l’avenir est numérique, ils errent à la recherche de nouveaux espaces et de nouveaux modèles économiques, forcément payants, là où la gratuité a déjà pour l’essentiel gagné.

« Il y a fort à parier que les médias de nos enfants n’existent pas encore ! Quant à ceux d’hier, qui se croyaient au centre du monde, le grand public ne s’en préoccupe plus guère, tant la défiance est grande vis-à-vis des institutions et des pouvoirs. » conclut Eric Scherer fort à propos.

Que d’enjeux pour une information libre et complète pour demain !

Partager

Enregistrer au format PDF
Imprimer cette page (impression du contenu de la page)