Et Internet créa la discrimination à l’embauche ?

, par Fanny Molinié

Comme toujours, on nous présente un avant réseaux sociaux et un après... C’est vrai qu’avant les critères étaient objectifs, on ne connaissait que le sexe, l’âge ou les origines d’un candidat. On ne risquait pas quand même pas de refus d’embauche à cause de cela... Là, maintenant, ça devient inquiétant, comme me l’explique un site censé me rassurer sur Internet, mon futur employeur va trouver une photo de moi à 4 mois mangeant de la purée de carottes, ensuite il va apprendre que j’écoute Lady Gaga, et que j’ai pleuré à la mort de Michael Jackson ; et là, en voyant ma « mauvaise e-réputation », il va me refuser le poste. Non pas parce que j’habite Saint-Denis, que je suis maghrébine et que je n’ai pas d’expérience professionnelle... Non, juste à cause de ma purée de carottes (il aime pas ça, ça lui rappelle sa mère...). On voit bien que les exemples qui font peur, même s’ils sont véridiques, n’atteignent pas ces jeunes qui se demandent déjà s’ils auront du boulot tout court... Que le grand méchant employeur décrit est trop proche du chasseur de têtes pour cadres sup. pour qu’il concerne la majorité d’entre eux... Et eux voient bien que lorsqu’ils atteindront le monde du travail, toute leur génération aura grandi en ligne.

Et si on réfléchissait à accompagner cela sans les culpabiliser ?

PS : Et si on imaginait même un employeur qui décide de m’embaucher après avoir vu sur le net tout ce que j’ai dit ou fait de bien ?

Fanny Molinié

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