Grosses chaleurs cet été...

, par Michel Guillou

La brutale collision tectonique des premières chaleurs de l’été avec de sombres affaires politiques est l’occasion d’ouvrir un débat un peu tendu sur le journalisme, la presse et l’information.

Quelle est LA question au cœur de ce dossier récurrent ?

Il y aurait donc une bonne presse, les journaux, quotidiens et magazines, la radio, la télévision, une presse digne et réfléchie, estampillée de qualité, seule capable de s’exprimer sur les grands sujets du moment, et une mauvaise presse, Internet, les blogs, les vidéos en ligne, qui serait marquée des sceaux indélébiles de l’indignité et de la médiocrité, qui ne vérifierait pas ses sources, qui colporterait des rumeurs, qui trafiquerait les images... et j’en passe car j’ai promis que cet édito serait court.

Allons donc ! Il existe sans doute autant de mauvais journalistes que de mauvais enseignants mais on les trouve assurément dans toutes les rédactions, dans tous les lieux, sur tous les supports... Il y a surtout de merveilleuses plumes, sur les blogs, dans les rédactions de presse en ligne, qui ont, parce que c’est justement le support qui le permet, le choix d’un traitement immédiat de l’info, qui ne s’affranchit pas des règles du métier, ou de faire un travail approfondi d’enquête et d’investigation, enfin de traiter des « petits » sujets, ceux qui, justement, ne trouvent pas toujours place dans la presse traditionnelle.

Il n’y a pas de mauvaise presse. Il n’y a en démocratie qu’une seule presse, une presse libre et pluraliste. Et c’est le — là, il manque un mot en français pour parler de celui qui cherche à s’informer — qui fait le tri.

Pourquoi faut-il toujours le rappeler ?

Bon été à vous tous.

@clemiversailles sur Twitter.

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