Il n’y a plus de journalistes d’investigation mais des lecteurs de dépêches d’agence...

, par Michel Guillou

Cette phrase en guise d’antienne qui rebondit sans cesse de rédactions en rédactions, celles des grands médias « traditionnels » s’entend, signifierait, dans les milieux autorisés, que le journalisme à papa serait en train de mourir de mort lente, bref que ce ne serait plus comme avant, ma bonne dame...

L’affaire serait entendue, les fauteurs de tourner en rond dans le journalisme « sérieux » seraient, dit-on, ces escouades de petits journaleux à la petite semaine qui se contenteraient de recopier sur les vilaines pages de vagues et misérables blogs des dépêches d’agence voire même des articles entiers lus çà et là dans les mêmes médias « traditionnels et sérieux »...

Il y a un an, Éric Fottorino s’élevait dans un éditorial vengeur du Monde contre « les pseudo-médias alimentés par de pseudo-journalistes, qui se soustraient aux règles élémentaires du métier… ». Depuis, Jean-Pierre Elkabbach, avant son départ, avait lancé son comité d’éthique (sic) à Europe 1 s’élevant contre ces médias de « l’ère de l’immédiateté, de l’apparence, de la dictature de l’émotion... ».

Un an après, force est de constater que les médias « participatifs », sites d’information ou blogs, se sont largement développés et que leurs journalistes, aussi peu professionnels soient-ils, nous font profiter d’une actualité originale ou souterraine, jamais traitée par les grands médias, qui fourmille de découvertes, de nouveautés, de vie et d’intérêt, ce dernier se renforçant de la participation riche et active des lecteurs.

Le problème, c’est que, maintenant, comme le constate Écosphère dans un article titré Éthique en toc, pour être informé, il faut lire l’info... sur le web...

M. G.

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