Illusions perdues

, par P.Méra

Livre de poche n°862 / Folio n°62, Gallimard, 704 pages.

« Tu seras journaliste », lui criait sa conscience, comme la sorcière criait à Macbeth « Tu seras roi ». Etre journaliste, c’est devenir proconsul dans la République des lettres, avoir tous les pouvoirs. L’ambition dévorera Lucien Chardon dévorera. Ses poèmes ont séduit la noblesse de province. Il monte à Paris, prend le nom de sa mère, de Rubempré, et s’introduit avec succès dans la presse et les milieux littéraires. Enivré de gloire, c’est un dandy avec tilbury et canne à pommeau d’argent. Qu’importe s’il a ruiné sa soeur et David, l’imprimeur d’Angoulême, s’il a perdu son âme pour réussir. Cette fresque tirée des Scènes de la vie de province est prodigieuse. La caricature des journalistes et des libraires-éditeurs est féroce. Chaque personnage de cette Comédie humaine déborde d’énergie, celle dont Balzac était plein. Mais, semblent nous dire les Illusions perdues, consacrer cette énergie à se pousser dans la société c’est rater la vie et ses vraies richesses.

(4e de couverture de l’édition Livre de Poche)

Liens :
- wikipedia (nb : le texte intégral peut également être téléchargé à partir de ce site)
- bibliographie

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