La peur, le désastre et le tout-à-l’égout...

, par Michel Guillou

On a de la chance, en cette rentrée, les grands penseurs nous indiquent la voie à suivre... Alain Finkielkraut se répand dans les médias qu’il honnit tant pour dénoncer le désastre qui touche l’école, confrontée à la fois à Internet et au langage texto... Ça fait peur. De son côté, Denis Olivennes, le patron du Nouvel Obs’, confirme son aversion de l’Internet, « tout-à-l’égout de la démocratie ».

C’est la peur qui serait la première raison pour laquelle les entreprises se méfient tant des réseaux sociaux. « Ces conversations en ligne pourraient être dangereuses et nous allons perdre le contrôle de la situation ».

À propos du téléphone mobile, que possèdent presque tous nos élèves et qui est au cœur de tant de polémiques et de conflits, on peut se demander si ce n’est pas la même raison qui pousse l’école à le détester tant. Les élèves, eux, n’en ont cure et n’éteignent leur mobile que rarement : « c’est vital ! », au moment même où le ministère de l’Éducation lance une campagne les incitant pourtant à le faire.

« Et si à l’école, on arrêtait de considérer les téléphones mobiles comme des outils de distraction, et qu’on les utilisait enfin comme des machines pour apprendre ? Et si on arrêtait de penser qu’ils sont une arme de guerre entre élèves et professeurs, entre la vie sociale et les cours ? » propose Hubert Guillaud.

Bonne rentrée à tous.

Michel Guillou

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