La rumeur a-t-elle des conséquences ?

, par jsb

Difficile de généraliser... L’histoire nous montre que certaines rumeurs malintentionnées peuvent conduire à des pogroms...

Pour la rumeur concernant les additifs, une anecdote suffit à prendre l’ampleur du phénomène.

Lorsque j’ai cherché à joindre l’Institut Gustave Roussy pour préparer cette séquence, j’ai commencé par demander au standard s’il existait un service du professeur Chabal, celui-là même qui est invoqué comme garantie scientifique dans le document. Je n’ai rien pu ajouter. Mon interlocutrice m’a immédiatement répondu (je cite de mémoire) : « Monsieur, je sais pourquoi vous appelez, cela concerne les additifs. »

Etonné de cette réaction si rapide, je me suis permis de demander quelques précisions. « Cela fait quinze ans que cela dure. Nous sommes toutes averties au standard. Au départ c’était à la machine à écrire avec des carbones. On avait quelques appels. Depuis, c’est envoyé par fax et il ne se passe pas de semaine sans qu’on nous téléphone. La semaine dernière, il y a eu trois établissements scolaires. Et puis une dame qui m’a dit qu’elle avait ouvert son frigo et jeté tout ce qui était sur la liste... »

On peut déduire de ce court entretien que cette rumeur a un impact certain et surtout une permanence étonnante. De plus, les moyens modernes de communication, et spécifiquement Internet, multiplient sa diffusion.

Est-il besoin de rappeler que la loi de 1881 sur la presse punit, sévèrement, la diffusion de fausses nouvelles (3 ans d’emprisonnement et 300 000 F d’amendes) ?

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