Nouveaux médias : ce que ça change vraiment...

, par Michel Guillou

Il est un débat récurrent des salles de profs, celui-même de l’ambition et de la mission de l’école : doit-elle contribuer, avec les parents, à l’éducation des enfants ou doit-elle se cantonner à l’instruction publique ? L’émergence des nouveaux médias et, à travers ces derniers, l’accès du plus grand nombre à une information et des savoirs pléthoriques destructurés contraint l’école à revoir ces vieux schémas.

« D’une logique d’héritage culturel et de tradition orale, nous sommes passés à l’enfant surexposé à l’information fragmentée » nous disait déjà il y a deux ans Catherine Becchetti-Bizot, dans un rapport de l’Inspection générale.

C’est bien la même démarche qui pousse David Assouline à proposer, dans un récent rapport de la commission des affaires culturelles du Sénat, de faire de l’école le « média des médias » : « L’école doit démontrer que les médias ne sont pas les seuls transmetteurs d’un savoir indiscutable mais que la médiation est humaine, multiple et doit pouvoir être discutée et contestée. ».

Des enjeux pour l’école de cette révolution numérique, des nécessaires évolutions du métier d’enseigner, c’est de tout cela qu’il sera question sur la table ronde du 1er avril, événement majeur du colloque « Éduquer aux nouveaux médias, ça s’apprend ! », en confrontant nos regards à ceux des journalistes qui ont déjà franchi le pas du numérique.

M. G.

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