Pourquoi j’aime — toujours — la Semaine de la presse...

, par Véronique Odoul

Chaque année, elle revient comme un marronnier [1]. Mi-mars, c’est parti… On se branche sur l’AFP, France Info, Arrêt sur images, on circule dans les couloirs les bras chargés de journaux et les élèves remarquent judicieusement : « ah oui ! c’est la Semaine de la presse ! ».

J’aime… voir les élèves de 3e discuter âprement de l’intérêt respectif entre résultats de rugby et résultats des régionales.

J’aime… quand une élève apparemment apathique arrache le journal des mains de son camarade et le plaque d’un péremptoire : « mais non tu expliques mal » et se lance face à la classe dans une fine analyse de l’Huma.

J’aime… observer les élèves écouter d’un air dubitatif le débit de la revue de presse d’Europe1, surtout si on leur a dit qu’il devaient aussi faire une revue de presse.

J’aime… quand les élèves de 5e recherchent les mots justes pour relater « comme si on y était » la bataille de Crécy pour leur journal médiéval.

J’aime… les perles inévitables : « Madame, c’est quoi une Pécresse ? ».

Pour tous ces instants et bien d’autres, même si à la fin de la semaine on frôle l’overdose d’infos, même si le CDI ressemble à un champ de bataille (médiatique), j’aime… la SPME.

Véronique Odoul, professeur documentaliste

Notes

[1marronnier : sujet qui est traité chaque année à la même période dans la presse : ex. le n° « spécial régime » de Elle qui paraît… pendant la SPME.

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