Quand on voit ce qu’on voit et qu’on entend ce qu’on entend...

, par Michel Guillou

Quand on voit ce qu’on voit et qu’on entend ce qu’on entend...

Oui, est-ce bien raisonnable que s’abatte, dans les médias traditionnels sous la plume des « vrais » journalistes comme de la bouche de certains hommes politiques, autant de haine et de vindicte à l’encontre d’Internet ?

Où veulent exactement en venir ceux qui en parlent sans mesure ni nuance et sur le ton exclusif de l’alerte comme du fossoyeur de la presse écrite, comme de la source du mensonge et de la désinformation, comme d’un repaire de pédophiles et de pornographes (sic), comme d’un lieu d’addiction et d’aliénation ?

À mieux regarder certaines émissions de télévision, écouter certains programmes de radio pour les jeunes ou lire certains magazines, qui se vautrent dans une vulgarité de papier glacé, on finit par se demander si le risque n’est pas plus grand pour les jeunes...

Ces derniers, qui utilisent Internet autant que la radio ou que leur téléphone mobile, autant d’ailleurs pour s’informer que pour s’exprimer — voir la vague de blogs qui, contrairement aux prévisions, ne cesse de croître, sur des plateformes plus riches et plus sophistiquées —, en font maintenant un usage de plus en plus raisonné et raisonnable, avertis qu’ils sont par le patient travail de nombreux éducateurs et de leurs parents.

Et si on leur faisait confiance ?

M. G.

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