Travailler sur la météo

, par Fanny Molinié

Action sur la météo

Avec les enseignants de physique et l’aide (pour l’accompagnement) des autres enseignants de deux classes de seconde, nous avons mené cette année scolaire une activité autour de la météo axée sur la découverte des mécanismes de la météo ainsi que ceux de la communication des informations météorologiques.

Dans ce but, nous avons travaillé autour de trois animations :

- réception le 15 novembre 2007 de Mikaël Oquidan-Kaiser, ingénieur Météo France au Centre Départemental de Météo (CDM) des Yvelines, qui a présenté aux élèves Météo France ainsi que les principaux mécanismes de la météo .

- depuis octobre 2007 jusqu’à la fin de l’année scolaire, des groupes de huit élèves maximum se sont rendus dans les locaux des chaînes de télévision (France 2, France 3, LCI) ou de radio (RTL) pour montrer comment se font les bulletins météo de ces différents médias. Les contacts auprès des médias ont été pris très en amont à la fin de l’année scolaire 2006/2007 de façon à sécuriser au maximum les prises de rendez-vous et l’organisation de ces visites, qui ne pouvaient se faire, pour des raisons pratiques, qu’en matinée.

- enfin, réception au lycée le 15 avril 2008 (dans le cadre de la semaine de la presse à l’école) de Manuel Bocrie, directeur de la cellule médias de Météo France à Paris – qui fait la liaison entre les ingénieurs des centres départementaux et les différents médias.

De cette façon, grâce à ces trois actions, les élèves ont pu appréhender le circuit qui mène de la collecte d’informations scientifiques brutes aux bulletins météo de la télévision ou de la radio qu’ils ont l’habitude de consulter au quotidien.

Au-delà des informations capitales et nécessaires qu’il apporte aux élèves, ce projet permet de poser les fondations pour travailler en toute connaissance de cause sur la question du réchauffement climatique et du développement durable. L’une des suites probables est d’ailleurs de mettre en place pour l’année 2008/2009 à destination des élèves des deux secondes concernées qui passeront en 1ere S un TPE sur le développement durable avec des équipes SVT/histoire et/ou SVT/physique. Pourraient être abordés (sous réserve d’entrer dans les thèmes des TPE), les risques climatiques comme les crues des fleuves (avec l’exemple local et régional de la Seine –crue centenaire de 1910 et risques des prochaines crues…), les ouragans, les tsunamis par exemple…

Vincent Bouhours, professeur-documentaliste au lycée Jules-Ferry de Conflans Sainte-Honorine .

Extrait du compte-rendu d’un élève suite à la visite de France 2 :

" Après avoir reçu la visite de Mickaël Oquidan-Kaiser au lycée, Madame Roullet nous annonce que la classe ira en petits groupes visiter le site météorologique de France Télévision, je fais partie du groupe allant visiter France 2 le vendredi 23 novembre. Nous étions sept élèves accompagnés de Mesdames Roullet et Delaunoy (notre professeur de Français) ainsi que de Monsieur Bouhours (documentaliste au lycée). Nous avons pris le train jusqu’au terminal Ballard, à côté des bâtiments de France Télévision.

Après une attente d’un peu plus d’une heure, Madame Isabelle Martinet, journaliste à France 2, nous reçoit.

a) La récupération d’informations provenant de Météo France Météo France, après avoir récupéré des informations, photographies des satellites et autres systèmes de mesures, envoie ses données par fax aux médias pour qu’ils puissent transmettre les prévisions temporelles au grand public français. Ces informations se déterminent sous formes de cartes représentant soit les masses d’airs (dépressions, anticyclones) soit le temps qu’il fera en France.

b) La préparation vers l’enregistrement pour la télévision

Pour obtenir la carte que nous voyons à la télévision, les journalistes utilisent des logiciels sur ordinateur. D’après les cartes de Météo France, le journaliste réalise la carte de la journée, et la carte des prévisions. En réalité, la construction de ces cartes est une sorte de film, car on voit les représentations des nuages, pluies, neiges qui bougent. Le passage du matin à l’après- midi sur la carte avec toutes les transformations est une animation. Les journalistes utilisent aussi un code de couleur. Lorsqu’on a des cartes de vigilance, plus la couleur est foncée plus le danger est important (jaune vers le rouge).

c) L’enregistrement à la télévision

Après la réalisation des cartes sur l’ordinateur, le journaliste les envoie à la régie qui les valide pour passer à l’enregistrement à la télévision.

Notre petit groupe descend dans les studios de France 2, où nous rejoint Isabelle Martinet qui a eu le temps de se changer pour passer à la présentation.

On nous introduit dans le studio. Nous sommes tout de suite très impressionnés car il n’y a pas de carte de France, le support est juste un fond vert. On nous explique alors, que le fond que nous apercevons sur notre télévision est un trucage vidéo.

On assiste à l’enregistrement du bulletin météorologique qui sera diffusé juste avant le journal de 13 heures. Ensuite, Isabelle Martinet, nous explique qu’elle n’utilise que des mots qui puissent être compris par le grand public. Il ne faut pas utiliser de « mots à caractère pseudo-scientifiques ».

Isabelle nous quitte, et nous remontons chercher nos cartes d’identité pour repartir vers le lycée. "

Partager

Enregistrer au format PDF
Imprimer cette page (impression du contenu de la page)