Vers des liens affectifs ?

, par Michel Guillou

Le web a 20 ans, vous disait-on récemment. Le lien hypertexte a 20 ans aussi. Le bel âge !

Il y a consensus : le lien envahit tout, traversant les médias de part en part. Le téléspectateur peut, par exemple, devant Metropolis, cliquer virtuellement, sur l’écran, dans les cercles concentriques qui ponctuent l’émission, renvoyant, sur le site d’Arte, à des compléments d’information, à un prolongement sur le web du son et de l’image.

Quelle réussite pour un média si jeune ! Tous les « vieux » médias pointent sur le web, lui demandant d’apporter le supplément d’âme dont ils ont besoin. Une sorte d’addiction, de dépendance en quelque sorte qui met à mal curieusement ceux qui n’y succombent pas...

Le lien, qui facilite l’accès direct et instantané à l’information, fut d’ailleurs l’objet, hors sujet, d’un débat farouche entre deux des débatteurs de la table ronde du 1er avril. N’y revenons pas ! Mais l’affaire nous intéresse de savoir qui sortira vainqueur, s’il en faut un, de la compétition qui oppose les médias numériques d’information, de ceux auxquels il faut s’abonner et qui ont fait le choix d’une supposée qualité sauvegardée des pressions de la publicité, ou de ceux qui ont fait le choix d’un accès gratuit et donc d’une très forte visibilité.

Enfin, les liens n’apparaissent plus égaux. Les moteurs de recherche, Google en tête, sont fort inquiets de l’influence grandissante des réseaux d’amis ou de connaissances, dits « sociaux », sur lesquels s’échangent des liens de confiance, à forte valeur ajoutée donc, des liens fortement affectifs...

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