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, par Audrey Plessis

Visiter un média, rencontrer un journaliste

Visite média

Il est toujours enrichissant pour les élèves de rencontrer un professionnel des médias qui pourra, grâce à son discours, les aider à mieux connaître l’univers du journalisme, ses valeurs et ses pratiques. Mais comment faire, concrètement, pour organiser une sortie, faire venir un journaliste ou mettre en place un partenariat ?

Organiser une sortie

Visiter une salle de rédaction, un studio radio ou un plateau TV pour se plonger dans l’ambiance et découvrir une palette de métiers en lien avec les médias… L’expérience est séduisante !
Toutefois, peu de médias acceptent les visites en classe entière ou en grand groupe du fait de leurs contraintes professionnelles. Les lieux ne sont pas adaptés et, sauf dans les grosses structures, leur visite présente finalement peu d’intérêt si l’on n’a pas l’opportunité d’échanger avec les professionnels qui travaillent sur place.

Seules France Télévisions et Radio France proposent d’accueillir des scolaires en région parisienne.

  • France Télévision organise des visites (plateau, salle de conférence de rédaction, de régie, studio…), similaire à celle-ci, proposée en 2017 aux professeur.e.s documentalistes.
    Une autre possibilité est d’assister à une émission en public, en tant que groupe scolaire ou non, afin d’en découvrir les coulisses. A noter qu’en fonction de l’émission, il est parfois nécessaire de passer par l’intermédiaire d’une agence ou d’un site spécialisé.

Plateau de la Quotidienne

Studios France Info

Faire venir un journaliste

Plusieurs associations proposent de mettre en lien des journalistes et des scolaires. L’intervention peut être gratuite ou payante et prendre différentes formes plus ou moins modulables en fonction des intervenants (présentation, échanges, atelier…).

Le Réseau citoyen de journalistes
Ce dispositif permet à des journalistes de France Télévisions d’aller à la rencontre des classes autour de thèmes variés : traitement de l’information, actualité en continu, liberté d’expression, analyse d’images ou vidéos, fausses informations…
Les interventions, gratuites pour l’établissement, durent entre deux et six heures (trois séances de deux heures). Des propositions d’ateliers sont envoyées au moment de la semaine de la presse, en particulier pour les classes inscrites dans des dispositifs particuliers (classes médias, candidature ou participation aux projets EMI...).

Entre les lignes
Les journalistes bénévoles de l’association Entre les lignes interviennent auprès des jeunes depuis 2010. Ils se déplacent dans les établissements scolaires pour des séances co-construites avec les enseignants afin d’aider les élèves à devenir des « des citoyens éclairés, capables de trier les informations et images qu’ils reçoivent au quotidien, de douter de la source d’une publication, de comprendre l’intérêt du pluralisme de la presse. »

Fake Off
L’association Fake Off, spécialisée dans l’éducation aux médias, l’éveil à l’esprit critique et la lutte contre les fake news propose des ateliers pratiques en établissement ou à distance. L’objectif est d’apprendre aux élèves à vérifier l’information et de leur faire découvrir des outils au travers d’ateliers pratiques. Les intervenants, journalistes, s’adaptent aux horaires, thèmes ou parcours en fonction des demandes des enseignants.

Globe Reporters
Globe Reporters met en place des correspondances via Internet entre des « classes-rédactions » où les élèves choisissent les sujets, se documentent, élaborent les interviews... et des journalistes en reportage qui trouvent des interlocuteurs sur le terrain. Globe Reporters est porté par l’association Le retour de Zalumée agréée par l’Éducation nationale et reconnue d’intérêt général. Une participation de quelques centaines d’euros est demandée aux établissements en fonction des projets.

La Chance
Les journalistes de La Chance pour la diversité dans les médias interviennent dans les établissements classés REP/REP+ pour faire connaître les métiers des médias, les parcours à suivre pour devenir journaliste et la façon dont ces professionnels travaillent.

MediaEducation.fr
La plateforme MediaEducation.fr propose également de mettre en relation les scolaires et des journalistes. Ces professionnels sont recensés sur une carte avec leur profil, le contexte dans lequel ils interviennent et leurs coordonnées (se créer un compte). Le coût des interventions varie en fonction des professionnels et de l’investissement demandé, il est conseillé d’aborder la question directement avec le/les journalistes.

Dysturb
Le collectif de photojournaliste Dysturb, organisation à but non lucratif, souhaite rendre accessible l’actualité internationale au plus grand nombre, via l’analyse et l’exposition de photographies grand format. Dysturb propose des interventions avec des photojournalistes sur des faits de société, environnementaux, de conflits et de crises humanitaires, en s’adaptant aux besoins des établissements.

Parole de photographes
Comprendre une image, cultiver son regard, s’exprimer par la photographie : l’association Parole de Photographes propose des rencontres et ateliers animés par des photojournalistes et photographes plasticiens. Il faut compter quelques centaines d’euros pour une intervention de deux heures au cours de laquelle les professionnels viennent présenter un reportage sur le thème choisi et échanger sur leur métier. Le partenariat peut être plus conséquent.

Jouer la carte de la proximité

Les médias locaux, moins sollicités que les grands groupes, sont plus faciles à contacter et peut-être impliquer dans des actions de terrain.
Ces professionnels seront plus à l’écoute et disposés à accompagner si leur collaboration s’insère dans un projet global et que le contexte de(s) intervention(s) et leur rôle sont bien définis (âge et niveau des élèves, nombre, prérequis, intervention sous forme de conférence, témoignage, atelier...). N’hésitez pas à contacter personnellement, directement ou par l’intermédiaire de sa rédaction, tel ou tel journaliste dont les écrits vous intéressent.
Un objet symbolique tel une carte de presse, un appareil photo, un micro... peut aider à briser la glace et démarrer les échanges si le journaliste est peu coutumier des interventions en milieu scolaire.

Radios locales, presse régionale et départementale, pure players, médias communaux...
Voici quelques pistes. Il peut être intéressant, aussi, de contacter le service de communication de la commune et/ou la rédaction du journal de la ville.



La réserve citoyenne
La réserve citoyenne de l’éducation nationale permet par ailleurs de faire appel à des professionnels qui ont se sont inscrits pour intervenir bénévolement en établissement. Parmi ces réservistes, certains ont occupé des fonctions dans les milieux du journalisme ou de la communication. A noter que la plupart des candidatures ayant été validées en 2015-2016, ces réservistes peuvent avoir d’autres obligations en 2020.

Trouver une marraine ou un parrain
Si votre projet séduit, il peut permettre d’instaurer un partenariat pour l’année et même au delà. Certains enseignants restent ainsi en lien avec un professionnel qui, chaque année, accepte de d’accompagner une classe ou un petit groupe d’élèves au travers de rencontres lors de temps forts et/ou d’échanges à distance.

S’inscrire à la semaine de la presse


La semaine de la presse et des médias dans l’école, qui a lieu chaque année au mois de mars, est un incontournable. Outre les publications papier reçues par la poste, de nombreuses ressources pédagogiques et services en ligne sont mis à disposition.
Les établissements inscrits ont aussi la possibilité de contacter les rédactions des médias partenaires. Le projet ne se concrétise pas toujours dès la première année mais permet une première mise en relation. Certains médias reviennent également vers les scolaires avec des propositions spécifiques (assister à une émission avec sa classe, réaliser un direct en établissement…).
Profitez de l’opération pour repérer les médias partenaires et les solliciter à un autre moment, notamment en début d’année scolaire. Leur liste est aussi accessible sur le site du Clemi (voir les médias ayant contribué aux offres numériques, ainsi que le bilan de l’année précédente où les médias sont regroupé par grands domaines).

Contacter le groupe EMI

En fonction de votre projet, du type d’établissement, de sa localisation géographique, des possibilités des professionnels, du calendrier... d’autres pistes peuvent être proposées par les chargés de mission EMI à la Dane.
Ce sont eux, aussi, qui relaient les offres des associations et médias aux établissements repérés comme ayant des actions en EMI et/ou aux professeurs inscrits aux « newsletters EMI » départementales (pour recevoir la newsletter, contactez le ou la chargé.e de mission de votre département).